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Prenez votre envol professionnel en aéronautique

Jamais la conjoncture n’a été aussi favorable au choix d’une carrière en aéronautique. Beaucoup en rêvent dès leur plus jeune âge, puis changent d’idée. Les faillites et les mises à pied largement médiatisées donnent sans doute l’impression d’une industrie instable et de conditions de vie intenables, mais la demande de voyages aériens croît pourtant régulièrement depuis quinze ans. Surtout, l’aéronautique offre maintenant un vaste éventail de carrières stables, compatibles avec tous les styles de vie.

Pour beaucoup, une carrière en aéronautique c’est être pilote, agent de bord ou contrôleur aérien, mais il y a bien d’autres possibilités, notamment : mécanicien ou technicien d’entretien d’aéronef, spécialiste de l’information de vol, agent de régulation des vols, concepteur de procédures aux instruments, etc. Chacune est digne d’intérêt et suscite une forte demande, mais nous parlerons ici essentiellement des techniciens d’entretien d’aéronef (TEA) et des pilotes.

Caractéristiques du futur pilote :

  1. la passion de l’aviation;
  2. une bonne perception spatiale et une bonne coordination oculomanuelle;
  3. un excellent sens des responsabilités.

Notez qu’il n’est pas question de la vue ni d’une compétence pythagoricienne en mathématiques. Si les pilotes ont, comme chacun, avantage à savoir calculer rapidement, il leur suffit, au quotidien de maîtriser les opérations arithmétiques de base. La nécessité d’une vue parfaite est aussi un mythe. Beaucoup de pilotes portent des lunettes ou des lentilles cornéennes pour divers troubles de vision. De fait, en aviation civile, les problèmes de santé qui risquent d’entraîner le rejet d’une candidature sont beaucoup moins nombreux qu’on le croit. Quiconque souhaite devenir pilote, mais doute de ses chances pour des raisons médicales, a intérêt à consulter un médecin-examinateur de l’aéronautique civile de Transports Canada au lieu de supposer le pire.

Emplois de pilotes

Les pilotes ne sont pas forcément ces gens en uniforme traversant l’aérogare en roulant leur valise. Les pilotes, hommes et femmes, peuvent être instructeurs de vol, pilotes d’évacuation sanitaire, de lutte contre les incendies ou de service de police, pilotes de vol privé ou nolisé, pilotes de tourisme en milieu sauvage, pilotes « de brousse », pilotes d’hélicoptère et pilotes militaires. Autant de carrières gratifiantes, qui ont leurs difficultés particulières. Certaines offrent la possibilité de voyager, tandis que d’autres permettent de rester près de chez soi, ce qui facilite la vie de famille. La carrière d’enseignant, qui plaira aux pilotes qui sont professeurs dans l’âme, offre un revenu respectable et un horaire de travail flexible, et est tout à fait compatible avec la vie familiale.

Voici une idée des emplois et du salaire correspondant.

*Soulignons que le salaire varie beaucoup, en fonction de nombreux facteurs qui ne sont pas pris en considération ici. Ces chiffres sont des approximations et ne doivent servir qu’à des fins d’informations générales.

Trajectoire professionnelle

Enseigner est une excellente façon d’aborder une carrière en aéronautique, et c’est d’ailleurs une excellente carrière en soi. Au moment d’obtenir leur licence, les pilotes comptent en général quelque 200 heures de vol, mais la plupart des employeurs exigent d’emblée de 500 à 1000 heures, voire 3000 au moins pour les compagnies de pavillon, selon l’offre et la demande de personnel, mais les transporteurs régionaux qui leur sont affiliés en exigent généralement moins. Le moyen privilégié par les pilotes professionnels pour acquérir de l’expérience est d’enseigner à voler.

Vu l’état du marché du travail, les instructeurs de vol qui veulent devenir pilotes d’évacuation sanitaire, pilotes commerciaux ou pilotes d’un transporteur régional peuvent y parvenir en un an environ.

Devenir pilote

Il existe au Canada plus d’une centaine d’écoles de formation réparties dans la plupart des grandes villes et les diverses régions, de la petite entreprise possédant quelques aéronefs à de grandes écoles propriétaires d’une bonne vingtaine d’appareils. Le Canada est depuis longtemps reconnu comme l’un des meilleurs endroits au monde pour apprendre à voler. Des écoles indépendantes ont conclu un partenariat avec une université, de sorte que les étudiants obtiennent à la fois un diplôme et une licence de pilote, et plusieurs collèges offrent leur propre programme d’études et de formation, y compris le Mount Royal College de Calgary, le Confederation College de Thunder Bay, Sault College à Sault St. Marie, Seneca College à Toronto-Peterborough et le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA) de Montréal. Les critères d’admission diffèrent d’un établissement à l’autre, mais les écoles indépendantes sont généralement plus exigeantes.

La délivrance de la licence de pilote est réglementée par Transports Canada. Les candidats doivent suivre une formation en classe (« formation au sol ») et en vol, à bord de petits aéronefs et à l’aide de dispositifs de formation informatisés. Les étudiants progressent par étape et obtiennent leur licence s’ils montrent qu’ils ont acquis le niveau de capacité requis au terme de la formation minimale exigée. Pour travailler comme pilote au Canada, il faut pour le moins être titulaire d’une licence de pilote professionnel, laquelle exige à son tour une licence de pilote privé. Pour la plupart des postes, vous devrez être aussi titulaires d’une qualification de vol aux instruments sur appareil multimoteur ou d’une qualification d’instructeur de vol, ces deux qualifications étant donc considérées comme pratiquement incontournables. La formation dure environ 18 mois (ou plus si vous la combinez à un programme d’université ou de collège) et le coût varie, mais il faut généralement compter 75 000 $ pour la licence de pilote professionnel, la licence de pilote privé et la qualification de vol aux instruments sur appareil multimoteur.

Les cadets de l’Aviation royale du Canada offrent un excellent programme aux jeunes de 12 à 19 ans qui veulent faire l’expérience du domaine, y compris une bourse complète pour l’obtention de la licence de pilote de planeur ou d’avion. Chaque année, jusqu’à 240 cadets obtiennent une licence de pilote privé grâce au Programme de bourse de pilotage motorisé, d’une valeur d’environ 12 000 $. Les cadets apprennent en outre les rudiments de la science aéronautique, le leadership et d’autres compétences. Le programme est un excellent point de départ pour une carrière dans l’aviation civile ou militaire.

Caractéristiques du futur technicien d’entretien d’aéronef (TEA) :

  1. la passion de l’aviation;
  2. une formation en mécanique, en électricité ou en électronique;
  3. un grand sens des responsabilités;
  4. le goût de l’apprentissage concret.

Types de postes

La plupart des TEA ont ceci en commun qu’ils travaillent sur des aéronefs ou des pièces d’aéronef, dans un hangar ou sur un établi selon le cas. Leurs tâches diffèrent selon leur spécialité et le type d’aéronef. De manière générale, la licence de TEA permet d’être technicien de structures d’aéronef (qualification S), technicien d’entretien de l’avionique (qualification E) ou technicien de maintenance de petits ou de gros aéronefs (qualification M1 ou M2 respectivement). C’est grâce aux TEA que les aéronefs volent : ce sont eux qui assurent l’entretien régulier et repèrent et résolvent les problèmes avant que la sécurité des passagers et des équipages ne soit menacée.

Les TEA peuvent travailler à peu près partout où se trouvent des aéronefs au Canada, ce qui représente un éventail de conditions de vie et de travail pour tous les goûts. Les postes de niveau d’entrée sont généralement assortis d’un salaire annuel d’environ 40 000 $, et le salaire annuel des TEA chevronnés avoisine les 200 000 $.

Devenir technicien d’entretien d’aéronef Il faut habituellement de trois à quatre ans pour devenir TEA selon la licence voulue, et la moitié de ce temps, ou presque, se passe chez un employeur. Les organismes de formation offrent des programmes approuvés ou acceptables par Transports Canada. À la différence des programmes acceptables, les programmes approuvés comportent une formation pratique et des examens donnant lieu à des crédits. Les organismes qui offrent des programmes approuvés sont très nombreux; vous en trouverez la liste à la page https://www.tc.gc.ca/fr/services/aviation/licences-technicien-entretien-aeronefs/organismes-formation-agrees/formation-base-approuves-acceptable.html. Les critères d’admission varient selon le programme, mais il suffit généralement d’un diplôme d’études secondaires.

Par Darren Buss


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