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Perspectives en construction étudiants : plus prometteuses

On dit que le défi de l’un constitue l’occasion de l’autre.

Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les défis auxquels fait face le secteur de la construction au Canada et les possibilités qui s’offrent aux élèves du secondaire et aux diplômés qui envisagent de travailler dans les métiers spécialisés.

Des données récentes publiées par ConstruForce Canada, l’organisme de prévision du marché du travail national en construction, dressent une image sombre du défi qui se profile en matière d’emploi. D’ici 2030, le secteur de la construction et de l’entretien devra embaucher jusqu’à 309 000 travailleurs afin de pourvoir les postes laissés vacants par les retraités et de répondre à la demande suscitée par la croissance.

Des pénuries de main-d’œuvre surviendront dans toutes les provinces et tous les territoires, pour tous les métiers et pendant toutes les périodes; le moment est donc idéal pour les étudiants d’envisager une carrière dans les métiers spécialisés.

Le défi n’a jamais été aussi grand pour le secteur et les occasions n’ont jamais été aussi intéressantes pour les étudiants.

Demande considérable

Le vieillissement de la main-d’œuvre canadienne touche la plupart des secteurs, pas seulement celui de la construction.

La tranche de la population âgée de 65 ans et plus devrait augmenter et passer de 18 % en 2020 à 22 % en 2030. Naturellement, les départs à la retraite suivront la même tendance. En parallèle, la tranche de la population âgée de 15 à 24 ans devrait diminuer et passer de 12 à 11 %. Étant donné que la participation des travailleurs plus âgés à la population active est bien inférieure à celle des jeunes, les marchés du travail devraient se resserrer.

La main-d’œuvre en construction est plus âgée que dans la plupart des autres secteurs. Les données de 2016 suggèrent que jusqu’à un travailleur sur cinq était âgé d’au moins 55 ans au sein des 20 principales professions en construction, ce qui soutient les prévisions de ConstruForce Canada selon lesquelles plus de 259 000 travailleurs prendront leur retraite d’ici la fin de la décennie.

La croissance joue également un rôle dans les besoins en matière d’embauche en construction. En raison des mesures de santé publique visant à contrer la propagation de la COVID-19, le secteur a été plutôt ralenti en 2020; on s’attend toutefois à ce que ce soit temporaire. Tous les indices laissent présager une forte croissance dans les secteurs de la construction résidentielle et non résidentielle, l’activité des deux secteurs atteignant un sommet vers 2025, avant de diminuer à la fin de la décennie.

« Même si la vigueur et le rythme de la reprise en construction se répartiront de façon inégale entre les provinces et territoires, et qu’ils dépendront du rétablissement de la confiance des consommateurs et des entreprises, nos modèles suggèrent que le secteur non résidentiel se gonflera de près de 40 000 travailleurs jusqu’en 2025, et on parle de plus de 32 000 travailleurs pour le secteur résidentiel au cours de la même période », déclare Bill Ferreira, directeur général de ConstruForce Canada. « Cela signifie que le secteur cherchera à recruter de nouveaux travailleurs talentueux partout au pays, pour un vaste éventail de métiers. »

Apprentissage : un cheminement clair vers une carrière intéressante

La construction a longtemps porté l’étiquette du secteur de dernier recours, c’est-à-dire un secteur où finissaient les travailleurs qui n’avaient pas les aptitudes nécessaires pour exceller dans des professions de cols blancs ayant la cote. Heureusement, les perceptions changent.

D’une part, il ne s’agit plus d’un secteur qui repose sur la force brute et qui rejette toute technologie. Les exemples de compétences et d’innovation ne manquent pas : sophistication des structures construites, méthodes de construction dans le respect des normes les plus élevées (p. ex. : efficacité énergétique) ou outils déployés sur le chantier. Quelqu’un a pensé aux exosquelettes?

D’autre part, une certification dans un métier spécialisé est de plus en plus considérée comme un cheminement clair et direct vers un emploi rémunéré et une carrière intéressante. Ceci est particulièrement vrai si on établit une comparaison avec un diplôme universitaire de premier cycle, lequel est plus coûteux et ne mène pas toujours à une carrière dans le domaine choisi.

« En comparaison, la voie vers un travail intéressant dans un métier spécialisé est beaucoup plus claire et directe », explique M. Ferreira. « Selon le métier et la région, l’apprentissage d’un métier peut prendre de deux à cinq ans. Un apprenti passe environ un cinquième de son temps en classe à faire des exercices et le reste du temps sur le terrain où il est payé pour son travail et pour apprendre aux côtés de professionnels certifiés. Lorsqu’un travailleur termine son apprentissage, il obtient le titre de compagnon qui lui permet d’exercer son métier n’importe où. »

Le coût de la formation peut également être moindre grâce à du financement gouvernemental. Certaines provinces et certains territoires offrent des subventions pour aider les apprentis à couvrir les frais connexes (frais de scolarité, achat d’outils, etc.) et offrent des mesures incitatives aux employeurs qui embauchent des apprentis. La durée de l’apprentissage peut même être plus courte pour ceux qui suivent un programme de préapprentissage au secondaire.

De plus, les compétences spécialisées sont transférables, ce qui est d’autant plus avantageux au Canada où les volumes de construction régionaux peuvent fluctuer. Le programme du Sceau rouge est fondé sur des normes nationales et des examens interprovinciaux; il permet aux diplômés de plier bagage et de passer facilement d’une province à l’autre et d’un territoire à l’autre grâce à des compétences reconnues dans tout le pays.

Carrières stimulantes, enrichissantes et présentant un potentiel énorme

Une carrière en construction est gratifiante, à la fois sur le plan social et financier. Pour bien des gens de métier, l’argent gagné – qui peut grimper rapidement – est une motivation. Tout comme le fait de laisser un héritage physique durable pour la collectivité et de fournir à ses concitoyens de nouveaux lieux de vie, de travail et de loisirs.

« La plupart des gens de métier n’hésiteront pas à dire “J’ai participé à la construction de ce bâtiment!” lorsqu’ils verront le bâtiment en question ou qu’ils entendront parler de l’un de leurs projets », déclare M. Ferreira. « Ce sentiment de fierté d’appartenir à une équipe, de fournir un travail bien fait et de contribuer à la collectivité ne peut être ignoré sur le marché du travail actuel, dans lequel les travailleurs des générations Y et Z choisissent un emploi en fonction de leur désir de contribuer à quelque chose de plus grand qu’eux. »

Un emploi dans le domaine de la construction est également stimulant, physiquement et intellectuellement. La résolution de problèmes fait partie intégrante du travail, tout comme l’activité physique. Pour les amateurs de dur labeur et de forme physique, peu de carrières peuvent rivaliser avec un emploi en construction.

En tête de liste de tous ces arguments, un des avantages à long terme d’un emploi en construction est la possibilité de susciter l’entrepreneuriat. De nombreuses personnes certifiées dans un métier spécialisé fondent tôt ou tard leur propre entreprise. Selon les Principales statistiques relatives aux petites entreprises – Juin 2016 publiées par le gouvernement du Canada, environ 12 % des petites entreprises du pays sont des entreprises dans le domaine de la construction. Collectivement, ces entrepreneurs emploient environ 820 000 personnes, ce qui représente un pourcentage énorme de la population active totale du secteur.

À tous points de vue, ces facteurs indiquent que pour toute personne démontrant une aptitude dans un métier spécialisé, il existe un potentiel énorme en matière d’épanouissement personnel, de gains financiers, de perfectionnement et de succès à long terme.

Évolution du secteur

L’un des derniers grands défis du secteur de la construction est la diversification de son image.

En fait, selon M. Ferreira, « si le secteur veut éviter les pénuries de main-d’œuvre, il devra prendre des mesures supplémentaires pour attirer et recruter des gens parmi des groupes traditionnellement sous-représentés dans la population active actuelle : les femmes, les Autochtones et les nouveaux arrivants au Canada ».

Bonne nouvelle, une partie de cette étape a déjà été effectuée. Le secteur canadien de la construction compte maintenant environ 190 000 femmes, nombre qui tend habituellement à augmenter chaque année.

Bien que la plupart des femmes (73 %) employées dans le secteur occupent des postes d’administration et de gestion, plusieurs organisations prennent des mesures pour accroître la diversité des genres au sein des métiers spécialisés. Le gouvernement fédéral, par exemple, offre une subvention incitative aux apprentis pouvant aller jusqu’à 3 000 $ annuellement aux femmes qui suivent une formation d’apprenti dans un métier désigné Sceau rouge. Il a également consacré des millions de dollars à des programmes visant à soutenir la participation des femmes dans les métiers spécialisés, comme celui géré par les Syndicats des métiers de la construction du Canada qui a servi à créer le Bureau pour l’avancement des apprenties dans plusieurs provinces.

Et le secteur se diversifie à d’autres égards. Les Autochtones, bien qu’ils ne représentent que 5 % de la population active du secteur de la construction à l’échelle nationale, semblent plus enclins à chercher un emploi dans les métiers spécialisés (9,6 %) par rapport à la population non autochtone (7,6 %). Ainsi, les Autochtones composent un segment important de la main-d’œuvre en construction, tant sur les chantiers que hors chantier.

Historiquement, le secteur de la construction parvient bien à attirer les nouveaux arrivants au Canada. La main-d’œuvre en construction se compose maintenant d’environ 18 % de nouveaux arrivants, et comme le Canada s’apprête à accueillir plus de 320 000 immigrants au cours de la prochaine décennie, les nouveaux arrivants représenteront une part encore plus importante de la population active globale du secteur pour les années à venir. 

C’est le moment idéal d’opter pour un métier

Pour les jeunes qui entrent sur le marché du travail cet été – ainsi qu’au cours des deux ou trois prochaines années – la perspective de trouver un emploi dans les métiers de la construction n’a jamais été aussi grande. Le secteur devra combler les vides causés par la croissance et par le départ à la retraite de dizaines de milliers de travailleurs.

La bonne nouvelle est que le chemin vers une carrière intéressante en construction est plus clair, plus court et plus abordable, surtout si on le compare à celui des études postsecondaires traditionnelles. Non seulement les compétences en construction sont recherchées, mais elles sont aussi transférables. Et ceux qui ont une tendance naturelle à être indépendants seront servis puisqu’un emploi en construction mène souvent au travail autonome et à l’entrepreneuriat.

À tous les points de vue, c’est le moment idéal pour les élèves du secondaire et les diplômés de choisir un métier en construction.

Visitez le site carrieresenconstruction.ca pour en savoir plus.


ConstruForce Canada est un organisme national dirigé par le secteur, qui travaille en collaboration avec le secteur de la construction afin de fournir l’information et les ressources nécessaires à la gestion des besoins en main-d’œuvre.

Par : Bill Ferreira


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