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Résoudre les problèmes du monde une équation à la fois

À la fois exigeante et enrichissante, la carrière d’actuaires se classe constamment parmi les trois premières en Amérique du Nord. 

Les actuaires ont recours aux mathématiques, à la statistique, à l’analyse des données et aux compétences en gestion des affaires pour contribuer à assurer la sécurité financière de la population canadienne. Elles et ils conçoivent des solutions afin de gérer les risques qui ne peuvent pas être assumés par les particuliers. 

Depuis toujours, les actuaires travaillent dans des domaines comme l’assurance de personnes, les assurances multirisques, les régimes de retraite, ainsi que les finances et les placements. Leurs activités se sont désormais élargies à des secteurs tels que l’intelligence artificielle, les mégadonnées, les soins de santé et les changements climatiques. Les actuaires qualifié(e)s au Canada détiennent le prestigieux titre de Fellow de l’Institut canadien des actuaires (FICA) ou d’Associé(e) de l’ICA (ACIA). 

Ces deux titres sont reconnus à l’échelle internationale et permettent aux actuaires de travailler au Canada et partout dans le monde dans le cadre de programmes qui contribuent à améliorer la vie des gens. « La carrière actuarielle est formidable pour quiconque aime résoudre des problèmes analytiques et concevoir des solutions d’affaires créatives », dit Chris Fievoli, FICA et actuaire membre du personnel à l’ICA. « Notre profession figure parmi les meilleures, et pour cause :
elle offre du travail intéressant et varié, une grande sécurité d’emploi et une rémunération concurrentielle. »

Les qualités nécessaires

Les actuaires sont des spécialistes des risques et des résolveurs de problèmes et ne se définissent pas uniquement par leur talent en mathématiques. La profession actuarielle accueille des personnes possédant divers bagages et diverses compétences. Christine Bisson-Roberge, AICA, explique : « C’est sûr et certain que j’aime les maths, mais surtout, je suis curieuse et j’ai besoin d’apprendre de nouvelles choses régulièrement. Je voulais trouver une carrière qui me stimulerait intellectuellement. J’ai eu l’impression que l’actuariat offrait ça, et je ne me suis vraiment pas trompée. »

L’actuariat exige bien sûr un certain degré de compétence en mathématiques. Mais Narissa Dedhar, AICA, est d’accord, et affirme que pour réussir en tant qu’actuaire, il faut être prêt à apprendre rapidement et sur le tas.

Damien Lapointe Nguyen, FICA, qui s’autoproclame geek des chiffres, a mis peu de temps à se rendre compte que pour être actuaire, il faut plus qu’aimer jouer avec les chiffres. « Au fil du temps, j’ai constaté que, pour être actuaire, il ne suffit pas d’avoir un bon esprit d’analyse, il faut aussi savoir résoudre des problèmes et travailler en équipe », soutient-il.

La capacité de communiquer avec efficacité est aussi très importante. « Pour quelqu’un comme moi, qui souffre d’anxiété sociale, les compétences en communication ont été plus difficiles à acquérir », confie Narissa Dedhar, « mais plus j’y travaille, meilleure je suis! »

La capacité de bien communiquer, qui a déjà été une qualité « souhaitable » pour favoriser la réussite au travail, est aujourd’hui l’une des compétences les plus recherchées. Alors que les secteurs d’activité se chevauchent et que les actuaires doivent traiter avec des professionnels de divers horizons, il est essentiel de posséder de solides compétences en communication.

Les actuaires sont aussi tenus de respecter de rigoureuses règles de déontologie, lesquelles requièrent bien souvent qu’ils fassent preuve de compétence, d’intégrité, d’objectivité et d’un engagement à travailler au service du public. Ces éléments sont fondamentaux et nécessaires à l’application d’un jugement actuariel judicieux, quel que soit le domaine de pratique, le type d’emploi ou le type d’employeur.

« Le professionnalisme et l’intérêt public sont de vastes concepts qu’il peut être long de saisir entièrement », ajoute Chris Fievoli. « Cette observation représente pour moi un rappel utile du fait que le travail accompli par la profession actuarielle répond à un besoin social important. Voilà quelque chose que nous devrions toujours avoir à l’esprit en tant qu’actuaires. »

Comment devenir actuaire?

Pour devenir actuaire, il faut faire le calcul. Au sens littéral. Pour devenir actuaire, on choisit habituellement les mathématiques au secondaire et on doit obtenir les crédits des cours d’algèbre et de calcul avancé. L’ICA déploie des programmes visant à présenter la profession aux jeunes de partout au Canada afin que les étudiantes et les étudiants puissent toutes et tous envisager de devenir actuaires, quel que soit leur bagage. 

La prochaine étape est d’obtenir son diplôme. Plusieurs universités offrent le programme d’actuariat, mais les diplômes de premier cycle en mathématique, statistique, administration des affaires, finance ou économie sont tous d’excellentes bases pour la carrière d’actuaire. Les programmes d’enseignement coopératif et de stage offerts par certaines universités donnent l’occasion d’acquérir de l’expérience
de travail.

La dernière étape est d’obtenir la qualification d’actuaire en passant une suite d’examens d’actuariat et en répondant à d’autres exigences. Au Canada, la profession actuarielle est régie par l’Institut canadien des actuaires.  

Comme toute chose, cependant, le parcours pour devenir actuaire nécessite beaucoup de travail et de détermination. 

À ce sujet, Narissa Dedhar dit ceci : « J’ai dû vaincre des obstacles pour devenir actuaire, notamment quelques échecs à des examens, et je me suis alors demandé si j’avais fait le bon choix. » Aujourd’hui AICA, elle affirme que c’était non seulement la bonne décision, mais aussi la meilleure. « Je peux maintenant affirmer que c’était la bonne voie pour moi. Les obstacles que j’ai affrontés en ont valu la peine. Ces échecs m’ont permis d’apprendre et font partie du parcours qui m’a amenée vers cette carrière que j’adore. »

La carrière en actuariat peut comporter plusieurs défis et les problèmes à résoudre sont souvent complexes, mais pour des actuaires comme Damien Lapointe Nguyen, Narissa Dedhar et Christine Bisson-Roberge, c’est ce qui la rend si intéressante. 

« Ce qui me plaît le plus dans mon travail, c’est que je ne m’ennuie jamais – on me donne toujours de quoi m’occuper! », affirme Christine Bisson-Roberge. « Les actuaires doivent s’adapter à un monde en constante évolution et être conscients de ce que l’avenir leur réserve. C’est un honneur de faire partie d’une profession qui comporte une si grande responsabilité! » 


Par : Chris Fievoli, FCIA
Staff actuary, Communications and Public Affairs
Canadian Institute of Actuaries

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