CIC 2019 French Articles

Bien plus que du bûchage

De la terre à bois au labo, les choix de carrière en foresterie se multiplient 

Wes Van Camp est un technologue forestier en formation (Trainee Forest Technologist, TFT) inscrit au Forest Technology Entry Level Program de BC Timber Sales. Il explique ce qui lía poussÈ ‡ faire carriËre en foresterie : ´ Ce qui mía attirÈ au dÈpart, cíest que la foresterie est un bon moyen de ne pas passer tout son temps derriËre un bureau. Dans le domaine forestier, jíai vu des professionnels actifs, qui arpentaient la forÍt ‡ longueur de journÈe tout en exÈcutant des t‚ches de rÈsolution de problËme et de gestion díun haut niveau intellectuel. Jíai voulu saisir cette occasion de combiner líactivitÈ physique et intellectuelle. ª

Le secteur forestier englobe líexploitation forestiËre, le commerce du bois, ainsi que la production de produits de la forÍt : le bois díúuvre et de sciage, les produits primaires tels que le mobilier, et les produits secondaires comme la p‚te de bois destinÈe ‡ líindustrie des p‚tes et papiers.

´ Il y a une grande diversitÈ díemplois offerts. Les ouvriers de scierie, les b˚cherons, les opÈrateurs de machinerie lourde, les planteurs díarbres, les arpenteurs forestiers, les estimateurs de bois, les conducteurs de grumier, les entrepreneurs en dÈbroussaillage, les technologues en foresterie autorisÈs et les forestiers professionnels autorisÈs constituent le noyau du secteur, mais il y a aussi beaucoup díautres emplois qui ont trait ‡ divers aspects de la foresterie ª, explique Wes Van Camp.

Líindustrie offre aussi des emplois dans díautres secteurs, dont líexploitation des scieries (opÈrateurs de grue, classeurs de bois dÈbitÈ, opÈrateurs de machinerie díexploitation forestiËre, etc.), les sciences et le gÈnie (biologistes, ingÈnieurs en gÈnie Èlectrique, chimiste, civil ou mÈcanique, etc.), líadministration et les mÈtiers spÈcialisÈs (charpentiers, mÈcaniciens, soudeurs, Èlectriciens, etc.).

Díajouter M. Van Camp : ´ Les professionnels de la forÍt, qui doivent Ítre enregistrÈs et adhÈrer ‡ une association professionnelle, et qui síoccupent de la planification de haut niveau, sont les personnes les plus recherchÈes actuellement. De plus en plus, le territoire forestier est partagÈ avec díautres ressources et groupes díutilisateurs, et compte tenu des changements associÈs ‡ líÈvolution du climat, il est impÈratif de disposer díun effectif qualifiÈ suffisant pour gÈrer ces scÈnarios de plus en plus complexes. ª

En 2016, les exportations canadiennes de cette prÈcieuse denrÈe ont atteint 29,5 milliards de dollars. Le bois de sciage, les produits de sciage et de menuiserie prÈfabriquÈe ainsi que les p‚tes et papiers constituent la majeure partie des exportations.

´ La foresterie est un puissant moteur Èconomique dans de petites villes de tout le Canada, en particulier en Colombie-Britannique. Les emplois crÈÈs par les scieries et les entreprises connexes de rÈcolte et de gestion forestiËre, de mÍme que les professionnels forestiers qui soutiennent ces activitÈs, sont souvent líÈpine dorsale de toute une ville, relËve M. Van Camp. Le nombre díemplois et la diversitÈ des niveaux de compÈtence ñ du diplÙme díÈtudes secondaires aux grades universitaires ñ nÈcessaires ‡ leur dotation donnent au secteur forestier un rÙle essentiel pour toutes les classes sociales. ª 

Au Canada, des lois strictes assurent la protection du territoire forestier ainsi que le maintien et la promotion de pratiques durables de gestion forestiËre. 

Wes Van Camp líaffirme : ´ Líindustrie et le gouvernement implantent et appliquent un mode de gestion fondÈ sur les meilleures pratiques, qui promeut une foresterie durable et Èconomique. Le public a fait valoir toute líimportance díune foresterie durable, et des efforts notables sont dÈployÈs pour optimiser la durabilitÈ du secteur. Le mandat de leur association et leur propre conscience morale et Èthique obligent les professionnels forestiers ‡ protÈger le territoire et ‡ en assurer une gestion responsable. Par leurs actions et leurs dÈcisions, ces gens sont ‡ líavant-garde du mouvement pour une durabilitÈ accrue. De plus, des modifications lÈgislatives visent ‡ responsabiliser líindustrie forestiËre ‡ líÈgard de sa viabilitÈ environnementale et Èconomique. ª

Líindustrie employait 205 660 Canadiens en 2016, pour une masse salariale díenviron 16 milliards de dollars. M. Van Camp estime que líavenir est prometteur.

´ La demande de professionnels forestiers va continuer díaugmenter, surtout ‡ mesure que les baby-boomers prendront leur retraite, ce qui ouvrira de larges perspectives díemploi, dit-il. En revanche, le potentiel díemploi va diminuer dans certains secteurs de la foresterie. Plus les scieries adoptent la haute technologie et síautonomisent, moins elles ont besoin de main-díúuvre, ce qui se traduit par une baisse de líemploi. Au total, je crois que líindustrie forestiËre demeurera un acteur important sur le plan de líemploi au Canada. ª

¿ plus díun titre, líindustrie a tout pour plaire ‡ ses employÈs Èventuels.

´ Faire carriËre en foresterie est un excellent moyen díÈchapper au stÈrÈotype du travail de bureau de neuf ‡ cinq. Cíest un secteur dynamique qui exige une adaptation constante aux situations nouvelles. La foresterie nous appelle ‡ relever des dÈfis díordre physique et intellectuel. Elle nous permet aussi de crÈer et díentretenir des liens avec la nature, et díaffirmer des idÈaux durables et Ècologiquement responsables, assure M. Van Camp. Beaucoup díaspects de la foresterie nous donnent la possibilitÈ de faire un bout díessai sans nous engager pleinement, juste pour voir si une carriËre en foresterie nous intÈresserait. Les Ètudiants peuvent trouver un emploi díÈtÈ sur le terrain (en plantation díarbres, en arpentage, etc.) et, si cela leur plaÓt, poursuivre leurs Ètudes dans cette direction. La foresterie est omniprÈsente au Canada, mais une grande partie de cette industrie est ancrÈe dans de petites villes. Il faut Ítre prÍt ‡ passer un certain temps dans ces petites villes ou dans les camps forestiers. Cela dit, il y a des possibilitÈs díemploi partout. ª 

Par Jackie Fritz