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La nouvelle génération de talents numériques se construit au Mohawk College

En investissant dans la réinvention de tous ses laboratoires, le Mohawk College a pour visée de demeurer à la fine pointe de l’innovation en technologies numériques et de forger des partenariats de toutes tailles avec l’industrie. De fait, Mohawk est encore et toujours un chef de file pour ce qui est d’enrichir le bassin de talents qu’exige la nouvelle ère numérique.

L’engagement de Mohawk transparaît comme nulle part ailleurs dans le nouveau Joyce Centre for Partnership and Innovation, une installation à consommation énergétique nette zéro équipée de capteurs numériques qui contrôlent et surveillent en permanence tous les aspects de son fonctionnement. Chaque centimètre de l’immeuble, des pompes géothermiques du sous-sol aux panneaux solaires de la toiture, est accessible pour les besoins d’apprentissage des étudiants et la consolidation des pratiques exemplaires de l’établissement.

« Le Joyce Centre for Partnership and Innovation est une composante critique pour renforcer les compétences des étudiants et de l’industrie. Bien des secteurs en sont à envisager ou effectuer la transition vers une meilleure vision de la numérisation dans l’économie circulaire. Les concepts mis de l’avant ont le potentiel de produire des produits et services bonifiés, un potentiel dont la réalisation aura une incidence positive sur la réduction des émissions de carbone et la durabilité. Avec ses stratégies de durabilité, Mohawk entend s’assurer que les étudiants sauront améliorer le fonctionnement de notre société et seront prêts à occuper des emplois et à exercer une influence dans ce sens », indique David Santi, doyen du département des techniques du génie.

« Le Joyce Centre donne aux étudiants la possibilité de recueillir des données sur l’immeuble à l’aide d’appareils fondés sur l’Internet des objets (IdO) et d’utiliser des outils de l’intelligence artificielle comme Watson Analytics pour réaliser des analyses afin d’optimiser l’utilisation d’un équipement ou la conception d’un système. »

M. Santi affirme que les partenariats entre l’industrie, les entreprises de technologie, les collèges et les universités sont la clé de l’adoption des technologies au Canada et des améliorations de la productivité qui en découlent. Cette idée est au cœur de la Supergrappe de la fabrication de pointe du Sud de l’Ontario.

L’alliance stratégique de Mohawk avec IBM est un exemple parfait de ce type de partenariat. Le collège est reconnu comme un participant de l’initiative Premier Academic d’IBM. Ce partenariat multiforme se traduit notamment par l’utilisation de technologies IBM dans un laboratoire d’IdO de plus de 2 300 mètres carrés, où des logiciels tels Watson et Maximo aident les étudiants et le corps enseignant à développer, étudier et améliorer des systèmes d’IdO. En outre, plusieurs laboratoires de Mohawk mettent à profit le logiciel infonuagique Watson Analytics d’IBM pour offrir aux étudiants les outils nécessaires pour convertir des données en découvertes.

Former aujourd’hui les talents de demain

« On dit souvent que les données sont le nouveau pétrole, rappelle Tracy Dallaire, directrice principale de l’intégration des technologies à Mohawk. Les données couvrent tous les segments verticaux de l’industrie; globalement, on reconnaît la nécessité de former un bassin de talents pour travailler dans cet environnement. Du point de vue de l’impératif économique et stratégique, ce bassin est d’une importance critique pour les pays, les entreprises et les collectivités. »

Mohawk a également d’importants partenariats avec d’autres chefs de file de la technologie, dont Cisco, EON, Dell, Palo Alto, Microsoft et VMware. Ces sociétés technologiques fournissent au collège les actifs numériques fondamentaux des laboratoires, de même que des programmes d’études détaillés et des formations pour son personnel enseignant.

Les étudiants s’immergent dans des technologies de pointe dans le cadre de leurs travaux sur des projets industriels qui, souvent, leur valent des microcrédits de plus en plus recherchés sur le marché du travail, selon Mme Dallaire.

« Les organisations ne veulent pas avoir à supporter tous les coûts de la formation de leur personnel, explique M. Santi. Nos étudiants s’instruisent tout en étoffant leur curriculum vitae. Ils acquièrent une expérience concrète en réalisant des projets appliqués en partenariat avec l’industrie, des stages d’enseignement coopératif et des projets-cadres, qui leur procurent une microcertification. »

Mohawk s’est engagé à intégrer les savoirs numériques à tous ses programmes, déclare Rebecca Isowa, gestionnaire des programmes d’éducation continue pour le développement de la technologie et des compétences.

« À Mohawk, un des principaux objectifs stratégiques est d’incorporer, dans une large gamme de ses programmes d’enseignement à temps plein et d’éducation continue, des technologies numériques innovantes qui touchent notamment l’analyse prédictive, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et les chaînes de blocs. Ces compétences sont applicables et recherchées dans tous les secteurs et toutes les industries. »

Un laboratoire d’automation à la fine pointe s’est doté d’un nouvel objectif numérique, par lequel l’analyse des données infonuagiques sert à améliorer le fonctionnement d’une usine, explique George Miltenburg, doyen associé du département des techniques du génie.

« Nous construisons actuellement un laboratoire de biologie appelé à devenir une usine de production de biocarburants à petite échelle. Son fonctionnement sera entièrement numérique, grâce à un partenariat avec McMaster University. Ces nouveaux investissements donnent une large place à la technologie numérique. »

On s’emploie également à planifier un nouveau centre d’entrepreneuriat numérique et étudiant qui offrira des compétences numériques de base dans un environnement concret et innovant, dans le prolongement du modèle The Agency, qui connaît beaucoup de succès à Mohawk.

Le collège propose également des programmes uniques en leur genre en réalité augmentée et virtuelle, en médias accessibles et en cybersécurité.

Ce qui distingue l’approche de Mohawk, ajoute Mme Dallaire, c’est sa vision de la technologie en tant qu’écosystème : des éléments individuels qui, en plus de tourner de façon autonome, forment aussi un ensemble fonctionnel.

« Les étudiants de Mohawk étudient tout le système. Cette approche produit une grande valeur sur le marché du travail, car bon nombre des grandes sociétés mondiales construisent non pas des produits, mais des écosystèmes. »

Pour celles et ceux qui cherchent à bonifier leurs compétences, le programme d’éducation continue de Mohawk offre plus de 150 cours, notamment en gestion de projet, en conception Web, en analyse prédictive et en méthode Lean Six Sigma, dans une large gamme de disciplines. Les étudiants peuvent suivre un cours, accumuler des badges numériques et même obtenir des crédits de niveau supérieur à temps partiel, en classe ou en cours hybride.

« Notre objectif est d’amener les gens qui possèdent des compétences théoriques et pratiques à passer au niveau supérieur en y ajoutant des couches de compétences numériques et d’expertise avancée en technologies émergentes. Il y a tellement de façons et de raisons d’apprendre! », résume Mme Isowa.