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Les technologies de l’information – bien plus qu’une carrière virtuelle

De notre réveil, au son de l’alarme de notre téléphone, jusqu’au moment d’activer le système de sécurité de la maison avant d’aller au lit, l’ordinateur et les technologies de l’information nous assistent dans presque tous les aspects de notre vie.

Tanyia Arenburg est membre du corps enseignant de la School of Information Technology and Creative Industries, au Nova Scotia Community College. Ses travaux actuels portent sur la transmission de données en continu, un domaine qui recoupe notamment l’information sur les données, l’administration des données, l’analytique et l’informatique décisionnelle. Active dans l’industrie depuis 1995, elle a travaillé dans les domaines de la santé, des finances, des télécommunications, de l’administration provinciale et fédérale, de l’assurance, de la fabrication et de l’enseignement. Elle explique : « La plupart des gens utilisent un téléphone intelligent au quotidien pour suivre l’horaire de leurs activités, pour communiquer avec leurs parents, amis et collègues, aux quatre coins de la planète ou même dans leur propre cour. La technologie nous ouvre tous les jours des perspectives de recherche, de connexion et d’apprentissage. C’est comme si chaque personne disposait d’une encyclopédie en ligne. »

Si la technologie facilite l’exécution de nos tâches courantes, on invente aussi des programmes perfectionnés pour sécuriser les données sauvegardées par les entreprises et les organismes publics et pour faciliter leurs recherches informatiques.

Mandeep Pannu est chargée de cours et chercheuse en cybersécurité et en criminalistique numérique à la Kwantlen Polytechnic University, en Colombie-Britannique. Titulaire d’une maîtrise en sciences et d’un doctorat en informatique de l’Université de Coventry, au Royaume-Uni, elle pratique l’enseignement et la recherche en études supérieures depuis plus de dix ans : « Depuis 2014, je réalise divers projets d’échange de connaissances et de réseautage d’entreprise en collaboration avec l’industrie. J’ai développé des solutions de haute technologie, comme le recours à un robot d’indexation pour déceler les sites suspects et hostiles dans le Web caché, en plus d’étudier la sécurité dynamique en milieu de travail, de rechercher des points vulnérables en sécurité mobile et d’analyser les impacts de l’Internet des objets sur les entreprises et les clients. »

Compte tenu des technologies nouvelles ou modifiées qui sont lancées quotidiennement, les professionnels des TI sont recherchés dans presque toutes les industries.

« Le domaine des technologies de l’information ouvre de vastes perspectives. Le monde des affaires aura toujours besoin de techniciens spécialisés. Actuellement, on met surtout l’accent sur le réseautage, la sécurité et l’infonuagique. Il devrait y avoir beaucoup d’ouvertures dans ces domaines », estime Julie Aver, étudiante en technologies de l’information à Kwantlen.

Une carrière dans l’industrie des TI offre de solides garanties pour l’avenir.

Comme l’indique Mme Pannu : « La demande en professionnels des TI est appelée à croître parce que dans notre monde numérique, l’ordinateur et les TI s’incrustent dans presque tous les aspects de notre vie. Selon la société d’analyse Gartner, il y aura 20 milliards d’appareils connectés à Internet en 2020. Il faudra des professionnels des TI pour répondre aux exigences de toutes ces technologies émergentes. »

Les étudiants ayant des aptitudes et de l’intérêt pour l’informatique disposent d’un large éventail de choix d’orientation pour leurs études futures.

Mme Aver précise : « Il y aura toujours moyen d’obtenir une certification ou d’acquérir des compétences ailleurs, mais une bonne et robuste éducation postsecondaire nous expose à toutes sortes d’aspects du domaine. Si vous décidez de vous spécialiser pendant vos études postsecondaires, c’est encore mieux comme point de départ. »

Comme pratiquement toutes les formes d’entreprises ont besoin de professionnels des TI, il est possible de choisir un établissement et un programme postsecondaire en fonction de ses intérêts particuliers. Presque tous les établissements d’enseignement postsecondaire offrent des cours de TI; le choix de cours dépend des projets d’avenir de chacun. Bien des cours durent deux ans, mais il y a aussi des baccalauréats conventionnels sur quatre ans, ainsi que des certificats d’études supérieures, qui consistent généralement en une année de spécialisation.

« Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises ont un service des TI qui gère les ordinateurs, les réseaux, la cybersécurité et d’autres aspects techniques de leurs activités. La gamme des professions en TI comprend l’expertise en réseaux ou en cybersécurité, la gestion de projets de TI, le développement Web, la conception et le développement de logiciels et de bases de données, l’analyse des TI, l’intégration et l’administration de systèmes, la programmation informatique et bien d’autres fonctions connexes. Le salaire de départ se situe le plus souvent dans la fourchette de 65 000 $ à 85 000 $ », explique Mandeep Pannu.

Comment les étudiants peuvent-ils savoir s’ils possèdent ce qu’il faut pour réussir dans l’univers des TI?

Julie Aver propose quelques pistes : « La programmation, l’administration de réseaux, l’infonuagique et l’intelligence artificielle ne sont que quelques-uns des nombreux cheminements qui peuvent déboucher sur une carrière en technologies de l’information. La curiosité ou l’intérêt véritable pour la technologie est un bon point de départ. Observez vos interactions actuelles avec la technologie et découvrez ce qui vous plaît le plus. Par exemple, aimez-vous particulièrement jouer à des jeux, encoder des programmes ou démonter des ordinateurs? Êtes-vous dans votre élément quand il s’agit de relever des défis et de résoudre des problèmes? »

Pour se préparer, les élèves du secondaire qui s’intéressent aux carrières dans le domaine des TI peuvent profiter de tous les cours d’informatique qui se donnent à l’école. Mme Pannu souligne toutefois l’utilité de se concentrer aussi sur les cours de langue, de communications, de mathématiques, d’introduction aux TI et de physique.

Elle ajoute : « Les principales qualités nécessaires pour réussir dans le domaine des TI sont un intérêt marqué pour l’apprentissage de nouvelles technologies, un esprit dévoué et consciencieux, de bonnes aptitudes à la résolution de problèmes et à la communication, une facilité pour l’apprentissage concret et de bonnes dispositions pour le travail en équipe. »

Julie Aver va dans le même sens : « N’importe quel cours d’informatique ou de technologie offert à l’école secondaire est un atout. Les mathématiques sont aussi utiles aux jeunes qui s’intéressent aux technologies de l’information. Enfin, tous les cours qui font appel à l’ordinateur ou aux logiciels aident les élèves à développer leur dactylographie. »

Au collégial et à l’école polytechnique, les formateurs possèdent généralement une expérience considérable dans l’industrie et sont à même de transmettre des expériences concrètes à leurs étudiants. De plus, grâce à leurs liens avec le monde des TI, ils se tiennent au courant des plus récentes innovations.

En Nouvelle-Écosse, Tanyia Arenburg a des projets passionnants à proposer à ses étudiants : « Ce trimestre d’hiver, avec une trentaine d’étudiants, nous allons réaliser un vaste projet qui nous donnera l’occasion de travailler sur des données de capteurs. L’idée fondamentale de ce projet est la possibilité d’encourager les étudiants en leur montrant la façon d’apprendre et de progresser dans l’industrie. Nous mettrons à profit les compétences acquises depuis un an et demi pour leur montrer ce qui se passe réellement dans l’industrie et leur permettre de se concentrer sur ce champ d’expertise. »

Les étudiants qui entreprennent un programme postsecondaire doivent être prêts à consacrer beaucoup de temps à leurs études pour bien parfaire leurs compétences.

« Les étudiants à temps plein ont une charge de cours plus lourde que ceux qui sont à temps partiel, c’est-à-dire plus de travail et d’étude à faire à la maison. Actuellement, je travaille à temps plein dans le domaine des technologies de l’information et je suis deux cours par trimestre, de sorte que je consacre habituellement de quatre à huit heures par fin de semaine aux devoirs et à l’étude », dit Mme Aver.

Une fois le cheminement scolaire terminé, les emplois qui s’offrent aux diplômés sont gratifiants, mais bien plus que sur le plan financier. « Ce que j’aime personnellement de ce domaine, c’est la possibilité d’expérimenter constamment et de créer des technologies innovantes. Nous sommes très recherchés, ce qui nous ouvre un bon choix de carrières, un style de travail flexible, une satisfaction professionnelle et la capacité de maintenir un bon niveau de vie », se réjouit Mme Pannu.

Par Jackie Fritz