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Trouver sa mesure dans l’industrie des TI

À l’époque où Michael Robinson planifiait et amorçait sa vocation d’enseignant à l’école publique, il ne s’attendait pas à changer d’orientation au milieu de sa carrière.

Après qu’un déménagement avec sa famille l’eut laissé sans emploi dans l’enseignement, il a décidé de vivre à l’autre bout du spectre et de retourner à l’école pour actualiser sa formation.

« J’enseignais la musique à l’école publique, raconte M. Robinson. Quand mon épouse a décroché un nouvel emploi, nous avons déménagé et je n’ai pas trouvé de poste dans notre nouveau secteur. J’ai décidé de m’arrêter pendant un an pour suivre des cours qui m’intéressaient et qui pourraient m’aider dans ma profession d’enseignant (il y avait un mouvement pour l’inclusion du codage à l’école). Je me suis inscrit au programme de deux ans en technologies de l’information au Nova Scotia Community College (NSCC). Après la première année, comme j’adorais ce que je faisais, j’ai décidé d’abandonner la salle de classe et de me lancer dans l’industrie des TI. »

Michael Robinson. Photo courtesy of Matt Madden, Nova Scotia CC

M. Robinson est aujourd’hui développeur d’applications mobiles au Centre d’innovation client IBM de Bedford, en Nouvelle-Écosse.

« Essentiellement, je code de nouvelles applications pour téléphone intelligent Android qui répondent aux exigences commerciales et de conception définies, explique-t-il. Je travaille en collaboration étroite au sein d’une équipe de développement; jour après jour, nous cherchons les meilleures solutions et nous tirons parti de nos forces individuelles. Je participe régulièrement à des réunions d’équipe avec des clients, des analystes commerciaux, des testeurs de logiciels et des concepteurs; nous présentons des rapports d’étape, planifions la suite des travaux et faisons des démonstrations de produits. La plupart des jours, je passe du temps à réviser le codage écrit par mes collègues, ce qui me permet de commenter leur travail et de m’améliorer en tant que développeur en étudiant leur façon d’aborder une tâche donnée. De plus, au fil du développement et des tests, je corrige les défectuosités qui ont été décelées. »

Apprendre le codage, c’est comme s’initier à une nouvelle langue : l’immersion complète est la meilleure méthode d’apprentissage.  

M. Robinson décrit sa formation : « Le programme que j’ai suivi était très concret. Nous développions sans cesse des programmes et des applications fonctionnels dans divers langages de programmation, pour des plateformes variées allant du Web aux appareils mobiles et aux ordinateurs de bureau. Nous avons étudié les outils qu’utilisent les développeurs de logiciels pour collaborer et gérer leurs travaux, ainsi que les méthodologies du développement de logiciel. Ces méthodes ont vraiment accéléré mon intégration dans un environnement de travail en équipe quand j’ai décroché un emploi. Une part importante de notre programme était consacrée au développement des compétences générales qui sont essentielles, mais parfois lacunaires, dans un domaine technique. »

Les perspectives de carrière en technologies de l’information et en codage sont presque infinies : l’architecture de réseau informatique, le développement d’applications logicielles, l’administration de réseau, le génie de l’assurance qualité des logiciels, le développement Web, l’analyse en veille stratégique, l’administration de bases de données et l’analyse de systèmes informatiques n’en sont que quelques exemples. Les professionnels des TI sont recherchés dans tous les secteurs professionnels, notamment les soins de santé, l’administration publique, la finance, les affaires, les arts créatifs, le génie et la fabrication. Un grand nombre de cours de technologies de l’information se donnent dans les collèges d’un océan à l’autre, de sorte que les étudiants potentiels peuvent choisir le domaine précis qui les intéresse le plus. Quand il est question d’avenir dans les TI, tout est possible!

En plus de le préparer à une carrière dans son domaine de prédilection, les années d’études de Michael Robinson au NSCC lui ont permis de tâter le terrain des TI dans le cadre d’un concours commandité par IBM qui l’a amené à décrocher un emploi dans cette société.

« Pendant mon premier trimestre au NSCC, j’ai participé au concours Master the Mainframe d’IBM, relate-t-il. Ce concours s’adresse aux élèves du secondaire et aux étudiants du postsecondaire. Il consiste à relever une série de défis de programmation sur des ordinateurs centraux. J’en avais entendu parler par nos formateurs; selon eux, ce concours était très difficile, de sorte que mes compétences seraient insuffisantes pour réussir. Comme je suis un peu têtu, j’étais déterminé à le faire jusqu’au bout, et j’ai réussi à me classer dans le premier centile sur plus de 4 000 participants nord-américains. Ce concours a été ma première initiation au genre de travaux que mène actuellement IBM; il a contribué à ma décision de faire carrière dans cette société. »

M. Robinson recommande une carrière dans ce domaine aux personnes douées pour la résolution créative de problèmes, qui aiment la technologie et sont capables d’actualiser continuellement leurs compétences, pendant toute leur vie active.

Il avance que le potentiel salarial des nouveaux diplômés commence autour de 35 000 $ à 45 000 $ par an, et peut s’élever jusqu’à 70 000 $ ou plus à mesure qu’on acquiert de l’expérience. À son avis, l’offre d’emploi sera toujours forte dans l’industrie des TI.

« Les appareils fondés sur l’informatique s’intègrent de plus en plus à notre quotidien, dit-il. Tous ces appareils nécessitent une programmation initiale, des mises à jour, des fonctions de sécurité et de nouvelles fonctionnalités. Comme la technologie évolue, dans dix ans, le travail de programmation sera différent de ce qu’il est aujourd’hui, mais il faudra encore des gens pour le faire. Les champs d’activité sont multiples. Certains, comme l’apprentissage machine et l’informatique quantique, sont tout à fait passionnants et auront un réel impact sur l’avenir de l’industrie. J’aime beaucoup le travail d’équipe et je trouve que mes journées passent très vite. »

Par Sharon Fredericks