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Un emploi dans son élément

Skaalid: Alyssa Skaalid working in the field. Credit: Brenden Voysey

Alyssa Skaalid : une carrière de rêve dans la forêt britanno-colombienne

Alyssa Skaalid vit un rêve éveillé. Diplômée récente du programme de technologie forestière du Selkirk College, dans la région de West Kootenay, en Colombie-Britannique, elle passe le plus clair de ses journées dans un de ses milieux favoris : le plein air.

« J’adore le plein air et tout ce qu’il peut offrir », affirme-t-elle avec enthousiasme. « Le métier de technologue en foresterie me permet de pratiquer toutes mes activités de plein air préférées : la randonnée pédestre, le VTT, la raquette et la motoneige. La majeure partie de mes journées de travail se passe sur le terrain, en compagnie de mon chien. Je voulais aussi participer aux pratiques de gestion forestière en Colombie-Britannique, afin de contribuer à la promotion et à la pratique d’une foresterie durable et économique. »

Les technologues en foresterie font partie du vaste groupe de professionnels de la foresterie qui assurent la gestion, la conservation et la récolte d’une des ressources naturelles les plus précieuses du Canada. Les technologues en foresterie jouent un rôle important dans la gestion forestière : entre autres fonctions, ils prélèvent des échantillons, prennent des mesures, aident au reboisement, évaluent les secteurs ayant besoin d’assistance et les sites de nouvelles pousses, et veillent au respect de la réglementation relative à l’exploitation forestière.

Comme l’explique Alyssa Skaalid : « C’est un travail très concret et actif. C’est gratifiant de pouvoir visiter physiquement un peuplement forestier pour déterminer et justifier ce qu’il y a à faire. Comme je finis par connaître le secteur où je travaille comme le fond de ma poche, c’est une source de satisfaction de voir que j’ai pris les meilleures décisions en matière de gestion. »

Sa préparation au programme de technologie forestière a consisté à faire ses études secondaires en concentration sciences; toutefois, aucun cours spécifique en foresterie n’était offert à ce niveau.

« J’ai suivi un tas de cours de sciences et de mathématiques. Cela m’a donné de bonnes bases pour étudier la biologie appliquée, l’écologie et la statistique au collégial. J’aimerais que l’école secondaire offre des cours en ressources naturelles ou une introduction aux sciences des ressources naturelles, pour donner aux élèves de l’expérience sur les aspects de ce domaine et, donc, la possibilité de choisir un programme d’études en connaissance de cause. »

« À l’université, j’ai fait deux années d’études générales en sciences avant de savoir ce qui me plaisait ou pas, puis j’ai fait mon choix de carrière. À l’école secondaire, je ne savais pas que je voulais étudier la foresterie. On m’a donc encouragée à faire des études générales en sciences, pour obtenir éventuellement un baccalauréat en sciences. Ces études universitaires m’ont énormément aidée dans mon programme en technologie forestière, même si elles n’étaient pas nécessaires », explique-t-elle.

Ayant découvert sa vocation, Alyssa Skaalid s’est inscrite au programme de technologie forestière du Selkirk College, à Castlegar (C.-B.). Ce programme de deux ans donne aux étudiants des bases solides et des connaissances pratiques sur divers aspects tels que la santé et l’écologie des forêts, les techniques de récolte, l’identification et la gestion des habitats fauniques, l’arpentage, la cartographie numérique, la gestion des feux de forêt et une foule d’autres compétences et connaissances nécessaires à l’exercice de leur future profession.

« Ces cours appliqués sont très pertinents pour les tâches qu’on a à accomplir au travail », explique Mme Skaalid. « Comme ils sont aussi très pratiques et concrets, il n’y a pas de meilleure préparation au métier qu’on exercera par la suite. »

Les technologues en foresterie peuvent s’attendre à un salaire annuel initial de 30 000 $ à 40 000 $, qui s’accroît avec l’expérience et la scolarité jusqu’à plus de 70 000 $ par an.

On trouve des techniciens en foresterie dans l’effectif des organismes gouvernementaux, des sociétés d’experts-conseils, des sociétés de services fonciers, des sociétés forestières, des organismes de conservation de la nature et d’autres entreprises du secteur des ressources naturelles.

Les techniciens en foresterie doivent être prêts à travailler parfois en milieu éloigné, à s’accommoder d’un confort physique très sommaire et à affronter toutes sortes de conditions météorologiques. Ils doivent parfois se déplacer en petit avion ou en hélicoptère, et le risque d’interactions dangereuses avec la faune est toujours présent.

D’ajouter Alyssa Skaalid : « La nature, c’est bien beau, mais parfois, on subit les attaques des moustiques, des mouches noires et d’une plante très épineuse, le bois piquant. »

Mme Skaalid est actuellement technologue en foresterie en formation : « Je suis inscrite au Forest Technologist Entry Level Program (FTELP) de BC Timber Sales, un programme de deux ans à l’intention des nouveaux diplômés en technologie forestière qui se donne à Mackenzie, en Colombie-Britannique. Le FTELP a pour but de donner une formation pratique dans un cadre opérationnel. Cela nous permet d’acquérir une expérience précieuse dans tous les aspects de la foresterie. Le programme nous aide aussi à obtenir le titre professionnel de technologue en foresterie autorisé (Registered Forest Technologist – RFT) ou de forestier professionnel autorisé (Registered Professional Forester – RPF) par l’entremise de l’Association of BC Forest Professionals (ABCFP). Les principaux aspects de la foresterie sont la reconnaissance (la recherche de zones de récolte potentielles), le développement (le tracé de chemins aux limites d’un bloc) et la prise en compte des contraintes de gestion telles que les ruisseaux, la faune, les préoccupations écologiques et l’impact archéologique. Notre domaine comprend aussi l’inventaire forestier (l’évaluation de la valeur d’un peuplement) et la sylviculture (les normes et la planification en matière de préparation du site, le choix des essences à planter, l’évaluation des stocks et de la survie des arbres plantés). »

Ce métier aux activités nombreuses et variées plaira aux personnes qui aiment les journées bien remplies, consacrées à différents projets.

De conclure Alyssa Skaalid : « Il y a du travail à faire au bureau et sur le terrain. Ainsi, le type de tâches varie, ce qui maintient l’intérêt. Il y a des journées de planification intensive au bureau, de même que des journées de terrain très exigeantes sur le plan physique. Il n’y a pas deux projets pareils, car chaque peuplement est différent des autres et exige une planification et une gestion particulières. »

Par Jackie Fritz