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Collèges contre COVID

La pandémie de COVID nécessite plus que jamais un bataillon de personnel soignant en première ligne. Médecins et personnel infirmier travaillent pendant de longues heures, mais beaucoup d’autres personnes participent directement à la prestation de soins aux patients.

Voici quelques-unes des nombreuses professions engagées dans une lutte active contre la COVID.

Ambulanciers paramédicaux en soins primaires

Les ambulanciers paramédicaux en soins primaires (APSP) sont des acteurs très importants de l’équipe soignante. Membres des services médicaux d’urgence, ils sont généralement dépêchés sur place pour fournir des soins immédiats en réanimation et en traumatologie et des soins médicaux de base.

Les APSP sont formés pour évaluer et traiter les patients, stabiliser leur état et les transporter.

La formation se donne dans les collèges ou cégeps et dure générale un an ou deux.

Le salaire annuel moyen est d’environ 66 000 $, mais peut atteindre 90 000 $.

Inhalothérapeutes

Depuis le début de la pandémie, il est beaucoup question de l’importance de l’inhalothérapie dans le traitement des patients qui ont contracté le virus.

Les inhalothérapeutes traitent les maladies et les infections qui touchent le système cardiopulmonaire (cœur et poumons). La COVID vient forcément à l’esprit, mais les inhalothérapeutes participent aussi au traitement du cancer, de la pneumonie, de la bronchite, de l’asthme et de l’emphysème. Aux urgences, ils fournissent des soins essentiels aux victimes de traumas. De fait, les patients sont très divers : du bébé prématuré dont les poumons ne sont pas pleinement développés à la personne âgée parvenue à un stade avancé d’une maladie cardiopulmonaire. Les inhalothérapeutes sont responsables des systèmes de maintien des fonctions vitales. Ils analysent des échantillons sanguins, font passer des tests, évaluent les signes vitaux, supervisent les activités de réadaptation et mesurent la capacité pulmonaire.

Les inhalothérapeutes travaillent dans les services d’urgence et de soins intensifs des hôpitaux, dans les unités néonatales et pédiatriques de soins intensifs et les laboratoires de diagnostic des maladies pulmonaires.

Au Canada, leur salaire horaire moyen est d’environ 35 $ et le cours dure de deux à trois ans.

Techniciens en radiologie (médicale)

Les techniciens en radiologie allient une technologie de pointe aux soins directs aux patients pour produire des images de qualité en réduisant au minimum la dose de radiation.

Il y a quatre disciplines possibles : technologie de la radiologie, médecine nucléaire, radiothérapie et imagerie par résonance magnétique. Chacune exige des compétences particulières et une formation spécialisée.

Les techniciens en radiologie doivent avoir des connaissances approfondies en anatomie, en physiologie et en pathologie.

Leur salaire moyen, au Canada, est d’environ 35 $ de l’heure.

Le cours dure en général deux ans.

Techniciens en imagerie par résonance magnétique

Les techniciens en imagerie par résonance magnétique (IRM) se servent d’un appareil d’IRM pour préparer des images dont le médecin se sert ensuite pour établir un diagnostic. Ils doivent savoir placer le patient dans la bonne position selon la zone à examiner. L’entretien de l’équipement fait aussi partie de leurs attributions. L’utilisation de l’équipement exige des compétences techniques et une certaine force physique.

Le cours dure généralement deux ans, mais les candidats doivent également faire d’abord un cours de technologie en radiation médicale ou être titulaire d’un baccalauréat dans une discipline connexe.

Au Canada, les techniciens en IRM gagnent environ 70 000 $ par année au Canada. Le salaire d’entrée annuel est d’environ 43 000 $.

Techniciens de laboratoire

Les techniciens de laboratoire sont formés pour prélever des échantillons de sang et de tissus, qu’ils doivent enregistrer avec grande minutie. Ils font aussi des analyses en laboratoire au quotidien en plus de nettoyer et d’entretenir les appareils.

Milieu de travail : hôpitaux, cliniques, cliniques vétérinaires et laboratoires d’analyse et de recherche.

La formation, donnée dans des collèges, est de durée variable, et comprend des cours dans les disciplines suivantes : chimie, mathématiques, techniques de laboratoire, hématologie, microbiologie, techniques de prélèvement et gestion de la qualité des laboratoires.

Le salaire annuel moyen est de 50 000 $.

Infirmiers auxiliaires autorisés

Acteurs importants des soins de première ligne, les infirmiers auxiliaires autorisés (IAA) travaillent en équipe avec d’autres professionnels de la santé pour observer, évaluer et suivre les patients et noter leurs symptômes et leurs progrès. Ils renseignent les patients sur l’alimentation, la gestion des médicaments, la façon de prendre soin de soi et la prévention des maladies, en plus d’effectuer certaines interventions médicales et d’administrer des médicaments.

La formation, qui dure deux ans et mène à un diplôme d’études collégiales, est offerte partout au pays. Les diplômés travaillent dans des hôpitaux, des établissements de soins de longue durée, des cliniques et des centres de santé communautaire.

Le salaire annuel moyen est d’un peu plus de 50 000 $.

Préposés aux bénéficiaires

Les préposés aux bénéficiaires fournissent des soins liés aux activités quotidiennes, comme l’alimentation, les déplacements, la communication, etc. Ils observent l’état des patients et en rendent compte.

La formation dure généralement six mois et mène à un certificat. Elle comprend des cours dans les disciplines suivantes : gérontologie, santé communautaire, croissance et perfectionnement, relations humaines, activités de la vie courante.

Milieu de travail : hôpitaux, foyers de soins personnels, centres de soins en santé mentale, établissements de soins privés et établissements de soins de courte ou de longue durée.

Le salaire varie selon le lieu, mais la moyenne canadienne tourne autour de 19 $ de l’heure.

Aides diététiques

L’aide diététique n’est pas un métier qui vient immédiatement à l’esprit quand on pense aux soins en temps de pandémie; pourtant, un bon nombre de patients atteints de la COVID‑19 sont incapables de manger. Les aides diététiques travaillent avec les nutritionnistes et les diététistes à la préparation des aliments pour des patients souffrant de diverses maladies. Ils participent également au service des repas. Ils veillent notamment au respect des mesures d’hygiène et d’innocuité des aliments, ce qui est un volet très important de leur tâche.

La formation dure généralement moins de trois mois et couvre des sujets comme la nutrition, la préparation et le service des repas en milieu de soins et les procédures de sécurité et d’assainissement.

Le salaire horaire moyen est d’environ 16 $.

Depuis le début de la pandémie, beaucoup d’autres personnes participent aux soins des malades et jouent un rôle d’importance, même si l’on en parle rarement. Pensons aux concierges, aux spécialistes du transport et au personnel administratif, pour ne nommer que ceux-là. La lutte contre la plus grave menace sanitaire que notre pays ait connue depuis des générations est sans contredit un travail d’équipe.

Par Jackie Fritz

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