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La fabrication de pointe : La robotique

Hemanth Myneni on his Graduation Day. He credits his parents, professors and friends for his success in Robotics and Advanced Automation. Photo credit: Hemanth Myneni

En 1954, George Devol a inventé le premier robot programmable à commande numérique, appelé Unimate. Ce robot industriel, un bras manipulateur hydraulique, a servi à automatiser les procédés de travail sur métal et de soudure dans une usine automobile de la General Motors au New Jersey.

Moins d’un siècle plus tard, les technologies du domaine de la robotique ont tellement évolué que nous avons aujourd’hui Pepper, le premier robot humanoïde social. Capable de reconnaître les principales émotions humaines et les visages, Pepper dialogue avec les humains en plus d’interagir par le truchement d’un écran tactile. À l’échelle mondiale, plus de 2 000 sociétés se servent de Pepper pour accueillir les visiteurs d’une façon nouvelle et étonnante.

Il y a aussi Paro, qui ressemble à un blanchon. Ce robot fournit des soins de zoothérapie aux patients des hôpitaux et des centres de soins de longue durée où il est interdit ou difficile sur le plan logistique de garder des animaux vivants. Paro émet des sons et remue les pattes comme un vrai bébé phoque.

Hemanth Myneni a été étudiant international au Collège Sault. Originaire de l’Inde, il détient un diplôme en génie mécanique et un certificat d’études supérieures en robotique et automatisation de pointe. « Je m’intéresse à la robotique et à l’automatisation, raconte M. Myneni. Alors j’ai fait des recherches sur les cours offerts dans ces domaines, et j’ai constaté que le Canada est la meilleure option, car c’est un chef de file mondial en robotique. »

Il ajoute : « Le premier robot industriel en Amérique du Nord a été utilisé par le Canada. Le Canadarm est le meilleur exemple de l’apport canadien en robotique. Le gouvernement fédéral a promis d’injecter 1,9 milliard de dollars dans la troisième génération de Canadarm, afin d’inciter les investisseurs à s’engager dans les nouvelles technologies robotiques. »

Après avoir obtenu son diplôme en génie mécanique, M. Myneni a été attiré par le potentiel illimité de la robotique : « La génération actuelle repose sur la technologie, et presque toutes les industries se concentrent sur l’automatisation des procédés de fabrication. » Il poursuit : « J’étais un peu inquiet avant de commencer ce cours, parce qu’il est complètement différent de mes travaux de premier cycle. Mais j’ai rapidement trouvé simple et amusant de jouer avec les robots industriels, grâce à l’appui des professeurs. »

La grande valeur de l’apprentissage pratique est qu’il permet aux étudiants de se servir de leurs connaissances pour trouver des solutions concrètes.M. Myneni relate son expérience avec enthousiasme : « Pour terminer le cours, nous devions réaliser un projet à partir de nos propres idées. Mon ami Jaikishan Iyer et moi avons eu l’idée d’un robot saladier. Grâce à ce projet, nous avons participé à plusieurs événements, dont le Festival des sciences de Sault Ste. Marie en avril 2019. »

Comme il s’agit d’une technologie relativement nouvelle, les perspectives d’emploi mondiales dans le domaine de la robotique ne peuvent que continuer à s’élargir : « Les débouchés professionnels en robotique sont variés : ingénieur, technicien, programmeur, spécialiste de l’automatisation, technicien en soudure, concepteur de systèmes robotiques, enseignant, etc. »

M. Nymemi poursuit : « La demande d’ingénieurs en robotique ne se limite pas au Canada. Elle est très forte à l’échelle mondiale à cause des technologies de fabrication de pointe. Je pense que la robotique est un domaine où le travail est très difficile, mais aussi amusant, innovant et axé sur la technologie. »

Les avancées de la technologie robotique peuvent aider l’industrie à devenir plus compétitive, ce qui contribue à accroître le chiffre d’affaires et à attirer les investissements intérieurs et étrangers.

La robotique aide à maintenir un niveau de qualité et de productivité élevé dans la fabrication de produits de toutes sortes. En exécutant les tâches les plus difficiles, les robots réduisent l’exposition des humains aux risques, et ils peuvent fonctionner jour et nuit, tous les jours de l’année.

Les robots sont également avantageux sur le plan de la sécurité et de l’environnement. Les tâches dangereuses naguère confiées à des humains peuvent être imparties à des robots en toute sécurité.

« Au Canada, on sait qu’il y a des tâches dangereuses dans les secteurs de la fabrication et des mines. En utilisant des robots pour réaliser ces tâches, on évite des accidents et on accroît la production de biens, ce qui permet d’augmenter le bénéfice », explique M. Myneni.

Les candidats aux études en robotique doivent posséder une solide formation de base en mathématiques, en génie électrique et mécanique, en informatique, en conception et en technologie. Les bons ingénieurs robotiques sont des personnes curieuses, flexibles, créatives, capables de travailler en collaboration et douées pour la communication.

Des collèges de partout au Canada offrent des cours de robotique et de mécatronique orientés sur les besoins de l’industrie. Leurs équipements et technologies de pointe aident les étudiants à se tailler une place de choix sur le marché mondial du travail.

Le domaine de la robotique a fait beaucoup de progrès. Avec de l’imagination et une bonne base dans l’étude de la robotique, on peut viser les plus hauts sommets. Il sera intéressant de voir la suite de cette histoire.

Par Jackie Fritz