CIC 2020 French Articles

La fabrication de pointe : Le génie

Les ingénieurs jouent un rôle essentiel dans pratiquement toutes les industries au Canada, et plus particulièrement dans le secteur de la fabrication de pointe.

Les ingénieurs électromécaniciens contribuent à la conception, à la fabrication et à l’entretien d’équipements très variés allant de l’écran d’ordinateur au satellite.

Les ingénieurs chimistes mettent à profit leur formation en chimie, en matériaux, en physique et en informatique dans la création de réacteurs ou de séparateurs à membrane.

Les ingénieurs mécaniciens sont en demande dans le secteur en plein essor des technologies de la santé et dans le domaine de l’aérospatiale.

La forte demande de produits électroniques grand public et de véhicules électriques crée des ouvertures pour les ingénieurs électriciens.

La fabrication de pointe de nouvelle génération a besoin d’esprits vifs, possédant un vaste savoir, et d’innovations mettant à profit des technologies émergentes.

L’ingénieur électromécanicien Andrew Davis occupe un poste de spécialiste en systèmes d’accélération. Après quelques années d’études en génie informatique, il n’avait pas le sentiment d’avoir trouvé son créneau. Il s’est finalement découvert une passion pendant ses études au Collège Durham, au cours d’un stage en milieu de travail de quatre mois en électromécanique :

Andrew Davis believes integrating automation and robotics with engineering is the way of the future. Photo credit: Andrew Davis

« La fusion des technologies du génie électrique et mécanique est un développement relativement récent. Elle a entraîné la création de nouveaux postes qui font partie intégrante du domaine de la fabrication de pointe au Canada. Les ingénieurs électromécaniciens étudient la vaste gamme des technologies mécaniques et électriques qui s’entrecroisent dans ce domaine. Ainsi, le domaine de la fabrication de pointe au Canada s’enrichit d’une main-d’œuvre ayant une compréhension globale de toutes les composantes qui interagissent dans une machine. »

« Je crois que le génie électromécanique prend de plus en plus de place dans un secteur bien établi de l’économie canadienne, celui de l’automatisation et des commandes, poursuit M. Davis. La croissance démographique mondiale multiplie les besoins en biens et services, et l’industrie doit s’adapter à cette progression de la demande. Pour compenser cette croissance, les entreprises commencent à intégrer l’automatisation à leurs procédés actuels, notamment pour les commandes de produits en ligne ou les tâches répétitives, qu’elles confient à des robots plutôt qu’à des humains. Cette intégration d’une composante robotique dans diverses industries suscite une demande de spécialistes capables de programmer, d’installer et de réparer ces machines. »

Herman Kabungu, étudiant de troisième année en technologies du génie chimique au Collège Durham, est du même avis : « Je crois que l’industrie chimique a toujours joué un rôle essentiel dans l’économie canadienne. Les raffineries de pétrole, de gaz naturel, de charbon et de minerai ont réussi à stimuler l’économie canadienne. J’ai découvert qu’au Canada, les industries chimiques figurent parmi les trois premiers secteurs de l’industrie de la fabrication en termes de recettes, de valeur ajoutée et d’exportations. L’économie canadienne dépend encore en grande partie des industries du secteur primaire telles que la foresterie, les mines, la métallurgie et l’énergie. Le génie chimique a un rôle de premier plan à jouer dans ces secteurs. »

Les perspectives d’emploi dans ce domaine s’élargissent rapidement, au fil des réalisations de la technologie de pointe.

« La demande la plus forte a trait aux emplois axés sur l’automatisation industrielle, explique Andrew Davis. Par exemple, l’industrie des cosmétiques est en plein essor, et elle a besoin de chaînes de production automatisées pour préparer, trier et emballer ses produits dans un environnement aseptisé. Pour mener à bien ses activités, l’industrie a besoin de technologues qualifiés qui entretiennent l’équipement complexe de ses chaînes de fabrication et règlent les problèmes éventuels. Les perspectives de carrière dans ce domaine sont prometteuses. Bon nombre d’entreprises qui cherchent à rationaliser leurs procédés se rendent compte que la meilleure avenue passe par l’intégration de l’automatisation et de la robotique. »

Selon M. Kabungu, la recherche-développement est l’un des principaux débouchés pour les ingénieurs chimistes : « L’ingénieur chimiste a pour fonction principale de concevoir et de diagnostiquer les procédés de fabrication de produits chimiques, pharmaceutiques, énergétiques, alimentaires, biologiques et j’en passe. D’après le site Web du Guichet-Emplois du Canada, les perspectives d’emploi sur un horizon de trois ans sont bonnes pour les ingénieurs chimistes en Ontario. »

Herman Kabungu is a 3rd Year Chemical Engineering Technologist Student. Photo credit Herman Kabungu

M. Davis nous donne les conseils suivants : « Les technologies du génie électromécanique conviennent parfaitement à la personne qui aime à comprendre tous les aspects d’une machine. L’automatisation est taillée sur mesure pour les étudiants qui se passionnent pour tout ce qui est mécanique. Si la capacité à programmer, construire, diagnostiquer et réparer des composants robotiques vous attire, ce programme est une option très intéressante. Au début de mes études, j’aurais bien aimé qu’on me dise qu’en suivant ma passion et mes champs d’intérêt, je découvrirais une carrière. On n’a pas l’impression de travailler quand on suit un cours théorique sur un sujet qui nous tient à cœur; le même concept s’applique en milieu de travail. Si vous choisissez de suivre une passion, vous avez des chances de découvrir un poste ou une carrière dont vous ignoriez l’existence. »

Par Jackie Fritz