Quand les intervenants scolaires aident les élèves à s’orienter dans le paysage de plus en plus complexe des études postsecondaires, un cheminement continue de produire de solides résultats sur le plan de l’économie et de l’emploi : les études de génie.
Qu’il s’agisse d’études collégiales en génie appliqué, d’un diplôme de technologue ou de technicien, ou d’un baccalauréat universitaire, les trajectoires de carrière en génie demeurent parmi les plus stables et les plus gratifiantes au Canada. Compte tenu des investissements constants dans l’infrastructure, de la transformation numérique, de l’expansion des sources d’énergie propres et des progrès de la fabrication spécialisée, les compétences en génie demeurent d’une importance fondamentale pour le développement économique du Canada.
Les résultats d’emploi après l’obtention d’un diplôme
Les données nationales de Statistique Canada indiquent constamment que les diplômés du postsecondaire affichent un taux d’emploi élevé quelques années après la fin de leurs études.
Dans l’ensemble des domaines d’études :
- environ 90 % des diplômés trouvent un emploi dans les trois années qui suivent l’obtention du diplôme;
- les diplômés canadiens (à l’exclusion des étudiants internationaux) présentent un taux d’emploi d’environ 91 %.
Dans les domaines des STIM – y compris le génie –, les taux d’emploi tendent à être comparables ou supérieurs à la moyenne nationale des diplômés.
Dans les programmes comprenant une composante d’enseignement coopératif ou d’apprentissage intégré au travail, les résultats d’emploi sont souvent encore plus robustes. Les établissements dotés d’un système d’enseignement coopératif structuré rapportent souvent qu’une forte proportion de leurs étudiants en génie trouvent un emploi dans les six mois suivant l’obtention du diplôme et que plusieurs reçoivent des offres d’emploi avant même d’avoir terminé leur programme.
Le génie demeure l’un des parcours les plus résilients sur le plan de l’emploi que les intervenants scolaires puissent conseiller aux élèves qui valorisent la stabilité en début de carrière.
Les résultats salariaux : la prime au génie
Le génie continue d’offrir des revenus qui dépassent les moyennes nationales dans la plupart des phases d’une carrière.
D’après des données sur le marché du travail provenant du Guichet-Emplois du gouvernement du Canada et de rapports salariaux de l’industrie :
Les ingénieures et ingénieurs en début de carrière gagnent généralement de 60 000 $ à 80 000 $ par an.
Les ingénieures et ingénieurs en milieu de carrière gagnent souvent de 85 000 $ à 110 000 $ par an.
Les ingénieures et ingénieurs principaux et spécialistes gagnent souvent de 115 000 $ à plus de 150 000 $ par an, en particulier dans les secteurs de la gestion, des services-conseils, de l’énergie, des infrastructures et des technologies de pointe.
Dans les domaines spécialisés et en forte croissance – le génie logiciel, l’intelligence artificielle et les systèmes de données, par exemple –, la rémunération déclarée se situe souvent dans la portion supérieure de ces plages salariales.
Pour les élèves qui se soucient du rendement du capital investi, les titres de compétence en génie se traduisent régulièrement en revenus supérieurs à la médiane individuelle canadienne.
Les perspectives à long terme de la croissance de l’emploi et de la demande sur le marché du travail
Au-delà du salaire initial, les intervenants scolaires doivent également considérer l’employabilité à long terme.
Les prévisions nationales canadiennes en matière d’emploi publiées par Emploi et Développement social Canada projettent des milliers de nouveaux emplois en génie de 2024 à 2033, sous l’impulsion des facteurs suivants :
- le renouvellement et l’expansion des infrastructures;
- les initiatives associées aux sources d’énergie propres et à la durabilité;
- la croissance du secteur technologique;
- le départ à la retraite d’ingénieurs chevronnés.
Plusieurs disciplines fondamentales – notamment le génie civil, mécanique, électrique et industriel – devraient afficher une demande soutenue, les perspectives d’emploi découlant à la fois de la croissance économique et des remplacements de main-d’œuvre.
Dans plusieurs provinces, les perspectives qui s’offrent aux ingénieurs professionnels s’inscrivent dans la catégorie modérées à bonnes, ce qui reflète la constance des besoins en recrutement.
Autrement dit, le génie n’est pas seulement viable pour les nouveaux diplômés; il occupe une position stratégique pour la viabilité à long terme d’une carrière.
La valeur des parcours collégiaux en génie
Bien que les diplômes universitaires retiennent souvent l’attention, les intervenants scolaires se doivent de communiquer aux élèves que les collèges canadiens jouent un rôle essentiel dans les études de génie.
Les programmes de génie appliqué, qui mènent notamment à un diplôme de technicien ou de technologue en génie, sont :
- conformes aux exigences de l’industrie;
- axés sur les compétences;
- souvent d’une durée moindre qu’un programme universitaire;
- souvent jumelés à des stages d’enseignement coopératif.
Ces programmes préparent les étudiants à une entrée immédiate sur le marché du travail, dans des fonctions de soutien aux secteurs des infrastructures, de la fabrication, des services publics, de la construction, de l’automatisation et des technologies appliquées.
Pour certains élèves, en particulier ceux et celles qui souhaitent faire des apprentissages pratiques et entrer dès que possible sur le marché du travail, les cheminements en génie au collégial constituent une solution accessible et très pratique.
Pourquoi est-ce important?
Les élèves du secondaire d’aujourd’hui se soucient de plus en plus des aspects suivants :
- les frais de scolarité,
- la dette étudiante,
- l’incertitude professionnelle,
- la compétitivité du marché du travail.
Les études de génie répondent directement à ces préoccupations en offrant :
- des taux d’emploi élevés,
- des revenus supérieurs à la moyenne,
- des compétences techniques et en résolution de problèmes transférables,
- des parcours menant à l’obtention du permis d’exercice (Ing.),
- une mobilité interprovinciale et internationale.
De plus, les études de génie favorisent l’adaptabilité, un atout essentiel dans une économie axée sur l’automatisation, l’intégration de l’IA et la transition climatique.
Les points à considérer par les intervenants scolaires
Les intervenants scolaires qui conseillent les élèves pourraient :
- les encourager à explorer les programmes d’enseignement coopératif;
- discuter des domaines en émergence tels que le génie durable et les systèmes numériques;
- insister sur l’importance des aptitudes à la communication et au travail d’équipe en plus de la formation technique;
- informer les élèves des parcours menant à l’obtention du permis d’exercice et à l’acquisition ultérieure de titres professionnels.
L’équité et l’inclusion demeurent des priorités dans le secteur canadien du génie. Pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre, il est d’une importance vitale d’encourager une diversité d’élèves – notamment les jeunes femmes, les élèves autochtones et les membres de communautés sous-représentées – à envisager un cheminement en génie.
Conclusion : un investissement stratégique dans l’avenir du Canada
Pour les jeunes Canadiens en quête d’un cheminement professionnel stable, intellectuellement stimulant et financièrement gratifiant, le génie continue de procurer une valeur mesurable.
Compte tenu des taux d’emploi qui gravitent autour de 90 % dans les trois ans qui suivent l’obtention du diplôme, des salaires annuels initiaux souvent supérieurs à 60 000 $ et des projections à long terme qui indiquent une demande soutenue, les études de génie demeurent parmi les investissements postsecondaires les plus robustes qui soient.
Pour les intervenants scolaires du secondaire qui guident la nouvelle génération, le génie représente davantage qu’un simple domaine d’études : c’est un cheminement vers la résilience économique, vers le leadership en innovation et vers une influence marquée sur l’édification du pays.
Par : Lindsay Taylor





